Notre perspective

      • Un cadre ambitieux pour préserver les acquis du développement

        17 nov. 2014

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        En République dominicaine, des travailleurs sont formés à la prévention des risques de désastre. ©Benjamín Pérez Espinal/PNUD

        Cette semaine, des représentants des États membres, de la société civile, d’organismes des Nations Unies et du secteur privé se réunissent à Genève pour poursuivre leurs travaux relevant du Cadre de réduction des risques de catastrophe pour l’après-2015. Ce cadre, qui fait suite au Cadre d’action de Hyogo, déterminera l’action des gouvernements nationaux et de la communauté internationale pour réduire les risques de catastrophe et bâtir des nations résilientes au cours des 20 prochaines années. Afin de garantir que ce l’impact de ce Cadre et sa pérennité, il faut s’employer à le rendre aussi solide et efficient que possible. À ce titre, je souhaite formuler quelques recommandations.  Premièrement, le Cadre d’action 2 doit reconnaître que le risque de catastrophe est d’abord et avant tout un problème de développement. Si certains risques, comme les inondations, sont inéluctables, le fait que l’inondation se transforme ou non en une véritable catastrophe dépend concrètement de la qualité de l’action mise en place en matière de développement. Le Cadre d’action 2 doit tenir compte de cet état de fait et garantir que les mesures recommandées pour le développement tiennent compte des risques.   Deuxièmement, les changements climatiques accentuent la menace de catastrophe ; qu’il s’agit donc  Voir

      • Après Ebola, repenser le développement

        14 nov. 2014

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        Des enfants courent dans les ruelles du quartier pauvre de Mabella, à Freetown en Sierra-Leone. ©Lesley Wright/PNUD

        L’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest est en train de tuer, de détruire les communautés et de condamner des enfants à devenir orphelins aussi vite qu’une guerre civile. Aujourd’hui, si le virus n’est pas stoppé, les acquis économiques et sociaux de ces trois pays à peine sortis de longues périodes de conflit et d’instabilité pourraient tout simplement partir en fumée. Au Libéria, 60 pour cent des marchés sont maintenant fermés. En Sierra Leone, seul un cinquième des 10 000 personnes sous antirétroviraux sont encore en mesure de suivre leurs traitements. En Guinée, à cause de la crise, le gouvernement souffre aujourd’hui d’un déficit de financement de l’ordre de 220 millions de dollars. Enfin sortis de leurs périodes les plus sombres, ces trois pays demeurent fragiles, divisés et en proie aux chocs. En ce sens, les vulnérabilités exposées par la crise soulèvent des questions sérieuses sur le processus de développement qu’ont connu ces pays. La première vulnérabilité est le déficit chronique d’investissement dans les individus. Bien que la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria aient connu une importante croissance économique au cours des dix dernières années (à hauteur de 3,8 et 10% par an), les conditions de vie sont  Voir

      • La révolution des données pour le développement humain

        12 nov. 2014

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        Une délégation d’un organe de gestion des élections de 7 pays d’Asie du Sud-Est s’est rendue à Pune, en Inde, en octobre dernier pour en apprendre plus sur la méthode indienne de gestion des élections. ©Prashanth Vishwanathan/PNUD Inde

        Un monde qui compte, le rapport du Groupe consultatif d’experts indépendants du Secrétaire général des Nations Unies sur la Révolution des données, vient d’être publié. Le rapport aborde de nombreux sujets importants pour le développement mondial. Toutefois, je me suis posé la question de savoir quel pourrait être l’impact de la révolution des données sur le développement humain et notamment, les rapports sur le développement humain. Trois idées me viennent immédiatement à l’esprit. Premièrement, l'importance des données dans la prise de décisions et le débat analytique n'est plus à démontrer. L'Indice du développement humain (IDH) est un exemple remarquable du pouvoir qu'un simple indice peut exercer pour recentrer le débat vers des résultats de développement concrets. Aujourd’hui, dans un monde riche en données, on pourrait raisonnablement soutenir que l’Indice devrait aborder les sujets les plus importants pour les populations, notamment, les indices de l’expression, de l'égalité, de la durabilité, de la sécurité, de la liberté et de la dignité. L’ensemble de ces données permettraient de brosser un tableau plus complet du développement humain. Cependant, ces informations ne sont pas – ou pas encore – disponibles dans la plupart des pays. J’espère que la révolution des données va changer cette situation.  Deuxièmement, nos  Voir

      • Recette pour une carrière dans le développement international

        04 nov. 2014

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        Songez à débuter avec des compétences « transportables » d’un projet ou d’une organisation à une autre. Photo: PNUD Belize

        Alors que je m’apprête à travailler comme indépendant après une vie professionnelle très enrichissante au PNUD, de jeunes recrues me demandent souvent quelle est ma recette pour mener une carrière dans le développement international. Après avoir mentionné que tout accomplissement est avant tout une question de perception, voici les quelques conseils que je leur donne: Soyez prêts pour la diversité : les carrières modernes, me semble-t-il, devraient impliquer une plus grande diversité d’emplois, de contrats et d’organisations que lorsque j’ai commencé la mienne. Songez à débuter avec des compétences « transportables » d’un projet ou d’une organisation à une autre. Ces compétences sont souvent techniques, comme l’éducation, la santé, la logistique, etc. Technicien ou généraliste ? Une carrière est une longue histoire, qui aura inévitablement des hauts et des bas. Si vous avez débuté avec des compétences techniques, vous pouvez évoluer et occuper progressivement des postes d’encadrement, ou, comme pour moi, encadrer une équipe tout en acquérant des compétences spécialisées au fil des années, en étant toujours guidé dans mes choix par ce que j’aime faire. Compétences. Pour moi, la compétence ultime du PNUD est ce que l’entreprise sociale et la plateforme médiatique DEVEX appelle la fonction d’« Intégrateur », c.à-d. comprendre toutes sortes de spécialités et  Voir

      • L'innovation, moteur de la montée en puissance de l'Afrique

        03 nov. 2014

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        Au Kenya, le système de paiement par téléphone portable 'M-pesa' comptait plus de 14 millions d'utilisateurs en 2011.

        De nombreux États africains aspirent au statut de pays émergent. Au-delà de la croissance, ils veulent transformer et diversifier leur économie, améliorer rapidement le niveau de vie et asseoir leur influence économique et politique sur la scène internationale. La réalisation de cet objectif passe nécessairement par l'innovation, ont conclu les participants à la Conférence économique africaine. Pourquoi? D'abord, parce que seule l'innovation – à savoir l'application de savoirs nouveaux et existants pour améliorer les processus – peut soutenir une croissance économique forte.  Par exemple, le recours à l'irrigation et aux engrais en Asie dans les années 1960 a permis de renforcer les plantes sans pour autant améliorer les rendements. La Révolution verte n’est venue par la suite que grâce à la science et à la technologie. Malgré les efforts impressionnants de certains pays comme l'Éthiopie, l'Afrique n’en est pas encore à ce stade. Pour stimuler sa productivité agricole, elle devra adopter de nouvelles pratiques. L'innovation est importante aussi pour les services sociaux, et ne requiert que peu de technologie. Par exemple, c’est grâce aux moustiquaires imprégnées d’insecticide que le paludisme a reculé de 50 pour cent dans certaines régions du Kenya.  L'Afrique se trouve face à l’opportunité rare de devancer les autres dans  Voir

      • Trouver des solutions durables pour les zones urbaines en Haïti

        31 oct. 2014

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        Le gouvernement haïtien et les habitants ont produit des efforts extraordinaires pour se remettre du tremblement de terre. ©PNUD Haïti

        Pour ceux qui sont arrivés en Haïti au lendemain du tremblement de terre de 2010, les images de la capitale en ruines sont de celles qui ne s’oublient pas. Je m’en souviens parfaitement : au moins 200 000 personnes sont décédées et plus d’un million ont été déplacées, des milliers d’immeubles se sont effondrés, il y avait des maisons détruites partout, plus aucune activité économique, plus aucun service de base, les tentes et les campements se multipliaient partout où les décombres avaient pu être dégagés.  Le tremblement de terre a eu lieu dans un contexte très précis et a été aggravé par des conditions préexistantes : le manque de logements convenables, les questions de propriété foncière et l’exode rural.  Malheureusement, il n’y a pas de réponses faciles à la question de l’urbanisation durable des villes. Des mesures ponctuelles consistant à fermer les camps de personnes déplacées peuvent s’avérer efficaces, mais les familles affectées ont besoin de solutions durables. Pour faciliter le retour de personnes déplacées, il faut s’attacher à fournir des logements abordables, des services de base et des activités génératrices de revenus.  Le gouvernement haïtien et les habitants, hommes et femmes, ont produit des efforts extraordinaires pour se remettre de cette expérience  Voir

      • Tabac et santé publique : un loup dans la bergerie ?

        30 oct. 2014

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        Les systèmes de santé des pays en développement sont le plus vulnérables aux charges financières associées à l’augmentation de la consommation de tabac. Photo: PNUD au Liban.

        La consommation de tabac impacte différents aspects du développement humain, entre autres, la santé publique, la réduction de la pauvreté, l’égalité des sexes ou encore la durabilité environnementale. A mesure que le marché régresse dans les pays développés, l’industrie du tabac se tourne vers les pays à moindre revenu. Pourtant, c’est justement dans ces pays que les systèmes de santé sont le plus vulnérables aux charges financières associées à l’augmentation de la consommation de tabac. Pire encore, les pratiques de l’industrie du tabac dans ces pays sont souvent contraires aux lois et aux politiques destinées à protéger la santé publique et consistent à: - payer les décideurs pour bloquer ou affaiblir les lois de lutte contre le tabagisme ; - influencer la science et exprimer des avis tendancieux dans les forums publics et gouvernementaux ; - retarder l’application de mesures préventives comme les illustrations graphiques affichées sur les paquets de cigarette ; - proposer d’élaborer des stratégies nationales sur les maladies non transmissibles qui portent davantage sur l’activité physique que sur la baisse de consommation. Si l’ingérence de l’industrie du tabac dans l’élaboration de politiques est un problème de longue date, cette tendance s’est accentuée dans les pays en développement, comme  Voir

      • Une nouvelle façon de maintenir l’ordre en Moldavie

        28 oct. 2014

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        Les membres de la communauté ont été impliqués dans la conception d'un nouvel espace pour leur police. Photo: PNUD en Moldavie

        Il y a peu, nous avons lancé notre Fonds pour l’innovation grâce au soutien du Danemark. Les initiatives que nous finançons font appel à des utilisateurs comme vous et nous pour concevoir des solutions qui sont directement mises à l’épreuve dans divers pays du monde. Par exemple, à Chisinau, capitale de la Moldavie, notre équipe chargée de la rénovation d’un poste de police datant de l’époque soviétique s’est rapidement rendu compte que modifier la dynamique d’un espace ne se limite pas à construire une salle et à déplacer des meubles. Voici la méthode que nous avons utilisée, en collaboration avec nos partenaires,  pour créer un espace qui rende la police plus efficace et accessible, tout en inspirant davantage confiance aux communautés. Comprendre les besoins Le premier jour a été décisif pour modifier la perception des policiers par rapport à l’espace. Nous nous sommes renseignés sur leurs problèmes quotidiens, avons observé les contraintes liées à leur environnement physique et commencé à chercher des pistes d’amélioration. Faire appel aux membres de la communauté Nous nous sommes ensuite rendus sur les marchés locaux pour recueillir le point de vue des citoyens : quelle idée se font-ils de la police et comment resserrer les liens pour  Voir

      • Le secteur privé peut contribuer à prévenir les maladies liées à la pauvreté

        21 oct. 2014

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        Des volontaires de santé portent des kits de prévention Ebola dans les rues de Monrovia, au Libéria. Photo: Morgana Wingard/PNUD

        L’épidémie d’Ebola entraîne un regain d’attention mondiale pour les problèmes de santé que rencontrent les pays pauvres. Toutefois, comme le souligne Bill Gates dans un entretien récent (anglais) , l’énergie considérable déployée pour lutter contre Ebola pourrait se traduire par une baisse d’attention pour d’autres maladies mortelles dans des régions touchées par la pauvreté. Dans notre rapport publié récemment, Barriers and Opportunities at the Base of the Pyramid, nous nous penchons non seulement sur  la relation existant entre pauvreté et mauvaise santé, mais aussi sur la mesure dans laquelle le mauvais état de santé de ceux qui sont tout en bas de la pyramide est en soi un obstacle à la réduction de la pauvreté. Le rapport explore les différents facteurs qui influent sur la prévention des maladies comme l’accessibilité, la disponibilité et le caractère abordable des services de santé pour ceux qui vivent dans la pauvreté. Nous mettons en avant les raisons pour lesquelles le secteur privé peut faire changer la situation et les moyens dont  il dispose pour améliorer le bien-être des populations, en particulier celles vivant dans la pauvreté. Si les actions philanthropiques des entreprises et leurs programmes de responsabilité sociale sont des exemples connus, le secteur privé  Voir

      • Quelles perspectives pour le volontariat de demain ?

        21 oct. 2014

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        Photo: Zaven Khachikyan/ PNUD en Arménie

        Aujourd’hui, nous cherchons à œuvrer différemment pour le développement en nouant des partenariats hors de notre sphère d’influence habituelle ou en tirant parti d’actions et initiatives disponibles à l’échelle locale. Le volontariat répond à la même philosophie : ce n’est pas une extension de l’aide au développement ; il en fait naturellement partie. Avec qui créer des partenariats dans ce contexte ? La réponse apparaît évidente : les jeunes. Avec cinquante pour cent de la population mondiale âgée de moins de 30 ans,  il est impossible de mettre au point une intervention efficace en faveur des jeunes si l’on ne tient pas compte du point de vue de la jeunesse elle-même. On peut d’ores et déjà en observer les effets en Europe. Au Bélarus, des jeunes se portent volontaires pour organiser des visites gratuites des villes à des enfants aveugles; d’autres apportent des vêtements chauds pour l’hiver à des orphelins. Ces jeunes ne se considèrent pas comme des bénévoles, mais comme des citoyens ayant à cœur de développer la résilience de leurs communautés. Alors, comment tirer parti de cet élan pour faire face aux problèmes majeurs du développement tels que l’exclusion sociale et le chômage ? 1.     En fournissant des services sociaux aux  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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